Certains membres jouent pour le plaisir MAIS AUSSI pour
jouer du mieux possible...
ils recherchent de la concentration et le fait de passer derrière
leur terrain
en plein échange est extrêmement dérangeant...
!!! PENSEZ DONC A ATTENDRE LA FIN DE L'ECHANGE !!!
Les raquettes
Il existe de nombreux critères pour le choix d'une
raquette.
Le prix, son poids, son équilibre, les matériaux qui la
composent, la taille du tamis, votre style de jeu...
Sans pouvoir généraliser, on peut toutefois
affirmer que :
la tendance actuelle est d'alléger les raquettes
afin de les rendre très maniables.
La puissance est assurée par un cadre très rigide et un
équilibre en tête qui tend à accélérer
la vitesse de la tête de raquette pendant la frappe.
Certains modèles sont également allongés d'1 centimètre
afin d'augmenter le levier.
un joueur "technique" optera plus souvent
pour un équilibre dans le manche qui permet d'obtenir des sensations
et un contrôle plus important. Cet équilibre rend la raquette
très maniable.
Dans ce cas, la puissance est assurée par le poids qui permet
d'obtenir des frappes plus lourdes.
concernant le tamis, une surface "mid" (600-620
cm2/90-96inch2) augmente le contrôle et la précision du
coup mais réduit la marge de tolérance dans les coups
décentrés. A déconseiller si votre petit jeu de
jambes ne semble pas rôdé à la perfection...
un tamis "midplus" (630-670 cm2/97-103inch2)
est généralement conseillé aux joueurs de club.
Il est un équilibre raisonnable permettant d'obtenir toutes les
sensations dans une mesure raisonnable : confort de jeu, puissance dûe
à la déformation de la corde à l'impact, contrôle
raisonnable, tolérance sur les coups décentrés
grâce à un sweetspot (zone de frappe) plus grand.
au-delà de 680 cm2/105 inch2, les tamis "jumbo" octroyent
un confort de jeu important mais au détriment du contrôle...à
réserver pour un jeu en douceur.
Les cordages
Ici aussi, le grand nombre de cordages proposés
sur le marché amène parfois la confusion dans les esprits.
Cependant, certaines constatations ont été
faites :
une corde fine (1.30 mm ou moins/16L ou supérieur) accentue
généralement les sensations de jeu.
Elle est plus nerveuse, se déformant un peu plus qu'une autre
à l'impact, permettant d'obtenir plus de sensations.
pour ceux qui veulent mettre l'accent sur la résistance afin
de casser moins souvent, deux solutions sont possibles : choisir une
jauge plus épaisse ou trouver un cordage en kevlar, polyesther...
Il permet d'obtenir une grande résistance mais son confort est
moindre...il s'agit bien souvent de monofilament sans aucun enrobage.
Etant donné la grande rigidité de ce modèle et
sa déformation minime à l'impact , il est conseillé
de diminuer d'1 kilo par rapport à votre tension habituelle avec
une autre corde.
il faut également savoir, afin de choisir judicieusement la
tension, que plus celle-ci est importante, plus vous obtiendrez du contrôle
au détriment de la puissance, plus celle-ci sera faible, au plus
vous disposerez de puissance au détriment du contrôle.
Les balles
Il existe 2 grands types de balles :
les balles "pressurisées" : il faut enlever un couvercle
en métal la première fois qui vous donne l'impression
d'ouvrir une canette de soda bien secouée...
Elles sont très confortables, se déformant plus qu'un
autre type à l'impact avec la raquette.
Selon votre type de jeu, la fréquence de vos parties et votre
niveau, celles-ci pourront tenir entre...
4-5 heures jusqu'à 15-20 heures pour les veinards.
les balles dures : elles sont nettement plus dures (attention au tennis-elbow
!) et avec l'usure, rebondissent plus fort...il suffit donc de laisser
partir la raquette pour l'envoyer à l'autre bout du terrain.
Leur prix est équivalent aux précédentes mais vous
pourrez jouer sans doute une saison complète avec la même
boîte.
Accessoires
divers
Un antivibrateur est intéressant pour absorber
une partie des vibrations à l'impact.
Pour ceux qui transpirent, n'oubliez pas les serre-poignets
et le serre-tête, histoire de ne pas devoir prendre 50 secondes
entre chaque échange pour vous essuyer !
Un surgrip bien placé permet parfois d'obtenir
une meilleure prise en main de la raquette afin d'éviter qu'elle
glisse à l'impact avec la balle.
Les lamelles de plomb (~6 grammes) permettent d'obtenir
,tantôt plus de puissance, tantôt plus de stabilité
à l'impact, et ce en fonction de l'endroit où elles sont
placées sur le cadre.
Conseils
tactiques
Il existe une quantité de coups et contrecoups
tactiques possédant plusieurs variantes.
Il n'empêche que, sur le court, au moment décisif, tout dépend
de la vitesse de réaction dans le choix de la meilleure réponse
à adopter, des possibilités techniques et de la mentalité
du joueur, de l'adversaire et des conditions extérieures. Le meilleur
professeur reste l'expérience personnelle qui harmonise raisonnement
et instinct.
Il importe que le joueur connaisse parfaitement son jeu, ses points
forts, ses points faibles, et qu'il perçoive le plus tôt
possible ceux de son adversaire. Il doit imposer son jeu en fonction
de l'autre.
Le service et le retour de service sont les deux coups techniques
qui permettent de commencer l'échange dans les conditions les
plus favorables.
La vitesse, la puissance, la hauteur des balles ainsi que les effets
doivent varier : le changement de cadence est une arme efficace.
Il faut être patient et jouer un tennis sûr tout en étant
agressif. Il faut savoir prendre des risques raisonnables et calculés.
Principes de base du service :
Ne jamais commencer un mouvement de service sans avoir une intention
précise quant à la direction et à la précision.
Les risques d'un service doivent être pris en longueur et non
en hauteur. Un service long sur le revers est plus efficace qu'un service
court et rasant le filet.
Les qualités de base de jeu de fond :
La régularité : le joueur ne peut en aucun cas commettre
une faute si en cours d'échange n'apparaît ni pression
ni déséquilibre.
La longueur : celle-ci a pour but d'éviter que l'adversaire
ne puisse jouer trop près du filet, ce qui donne a celui-ci plus
d'angle pour diriger ses attaques, lui permet de profiter de la vitesse
de la balle montante et laisse en plus au joueur qui a joué trop
court moins de temps pour se replacer et organiser sa riposte.
La vitesse : elle implique une intervention volontaire sur le temps
de réaction et d'action en jouant la balle plus tôt. En
conséquence, le temps d'action-réaction de l'adversaire
s'en trouve réduit.
Les moyens tactiques utilisés pour provoquer
le déséquilibre :
Mettre l'adversaire sous pression : il s'agit de réduire le
temps dont il dispose entre chaque coup en envoyant des balles longues
et rapides le plus tôt possible tout en conservant une marge de
sécurité qui maintient la régularité.
Changer de cadence : c'est un mélange de balles rapides et
de balles lentes, de balles à effets avec des balles sans effet.
La proportion est fonction de la stratégie particulière
choisie.
Exploiter l'aire de jeu : c'est obliger l'adversaire à se déplacer
hors du terrain en combinant les balles longues, les balles à
effets courtes croisées ainsi que les contre-pieds.
Les moyens tactiques utilisés pour rétablir
l'équilibre :
Rejouer une balle longue croisée, ce qui diminue la longueur
du replacement.
Si trop déporté, acheter du temps en jouant une balle
haute, longue.
Extrait de "Cours initiateur tennis"
Eric Etienne, Jean-Pierre Collot, Jacques Leriche
Le mental
7 croyances fondamentales :
"Il y a toujours un chemin vers la victoire"
Un match de tennis n'est pas limité par le temps. Tant que l'un
des deux joueurs n'a pas remporté le dernier point du match,
tout est toujours possible.
"Quoi qu'il arrive, c'est un avantage pour moi"
Il y a tellement de paramètres en jeu dans une partie de tennis
(vent, soleil, pluie, balles litigieuses, cordes qui cassent,...) qu'il
vaut mieux partir du principe que "Quoi qu'il arrive, c'est un
avantage pour moi".
"Celui qui veut constamment, réussit forcément"
Qui aurait parié, après le dramatique accident de Thomas
Muster en 1989, que, 6 ans plus tard, il remporterait Roland Garros
et accéderait au rang de n°1 mondial ? Personne peut-être
à part Thomas Muster lui-même.
"L'échec n'existe pas, il n'y a que des résultats
sur lesquels je m'appuie pour progresser"
"Le possible se trouve juste un petit peu après l'impossible"
1989 - Quart de finale Roland Garros entre "David" Mickaël
Chang, jeune joueur prometteur âgé de 17 ans, et "Goliath"
Ivan Lendl, n°1 mondial.
Le possible se trouvait pour Chang juste un tout petit peu après
ses crampes.
"On devient ce que l'on croit être"
Tout le monde croyait que Borg avec son lift ne pouvait gagner QUE sur
terre battue. Le Suédois devait avoir une toute autre croyance
puisqu'il a triomphé 5 fois sur l'herbe de Wimbledon. Certains
ont dû être surpris.
10 automatismes mentaux de base :
Voir, entendre, sentir les infos utiles pour le match
Percevoir les détails
Etre attentif au langage du corps de l'adversaire, le moindre changement
dans la position du serveur, une tête basse, une démarche
soudainement plus traînante sont de précieuses informations.
Les paroles que prononcent l'adversaire donnent aussi des éléments
intéressants sur son état de nervosité, sur sa
confiance et sur sa détermination. Un détail peut parfois
tout changer.
Rester centré sur soi.
Se parler positivement à soi-même.
Oublier le négatif, penser au positif.
Rester dans le présent pour agir.
Aller chercher dans le passé des références pour
réfléchir et orienter ses décisions.
Ecoutons Mickaël Chang pendant l'Open d'Australie 96 :"J'ai
dans la tête certains repères très précis
qui sont comme des bornes. Parmi celles-ci, il y a des défaites
particulièrement cuisantes. Au Masters, il y a quelques années,
j'ai mené un set à rien et 4/1 avant de perdre contre
Medvedev, idem face à Stich. Et l'an dernier, à l'US Open,
je crois que j'ai eu balle de set à chaque manche face à
Jim Courier. Pourtant, j'ai perdu en trois sets secs. Ce genre de mésaventures
vous reste en mémoire. Il faut savoir finir un match bien engagé
et ne pas remettre l'adversaire en course. Ces quelques défaites
m'ont marqué, je ne veux pas connaître ce type de situation.
Never again."
En fait, plonger dans le passé à certains moments peut
se révéler un exercice très bénéfique.
Mais attention, ce retour en arrière doit se faire dans un but
très précis et très positif. Il s'agit de rechercher
dans le passé ce qui n'a pas marché et de le rayer définitivement
de son répertoire, ou au contraire de partir à la recherche
de ce qui a marché et le réactiver pour agir dans le présent.
Rechercher plutôt qu'éviter
Vous pouvez chercher à mettre votre deuxième balle dans
le carré de service ou éviter de faire une double faute...
Aller chercher le point plutôt qu'attendre la faute adverse.
C'est un automatisme particulièrement intéressant sur
les points importants, quand la pression monte. Statitiquement, il est
démontré que dans ces moments-là, c'est le joueur
qui prend l'initiative qui a raison dans 90% des cas.
La question est : Est-ce que vous voulez prendre le risque de perdre
1 point sur 10 en ayant l'initiative, c'est à dire, pour présenter
les choses autrement, est-ce que vous voulez prendre le risque de gagner
9 points sur 10 ? Ou souhaitez-vous au contraire aborder vos 10 points
en cherchant à assurer, en subissant le jeu adverse avec l'espoir
que le joueur d'en face vous fera cadeau de ces 10 points ?
L'expérience montre qu'en subissant le jeu sur les points importants,
le pourcentage de réussite est inférieur à 50%.
Dans le meilleur des cas, sur 10 points joués, vous en perdrez
5 et vous en gagnerez 5.
Alors, reposons la question : Voulez-vous gagner 5 points ou en gagner
9 ?
Avoir un fil directeur tout en restant flexible pour s'adapter.
Laissons Brad Gilbert s'expliquer sur le sujet : "Ayez un plan.
Un joueur qui a un plan est un joueur qui pense. Même un mauvais
plan est meilleur que pas de plan du tout. Un mauvais plan sera détecté
et changé par un joueur qui pense. Le résultat sera un
meilleur plan. C'est avec de meilleurs plans que l'on gagne des matches."
A propos de la détermination :
Elle est le partenaire indissociable de la motivation. Beaucoup de
joueurs sont motivés. Rares sont ceux qui sont déterminés.
La motivation se mesure avec des mots. La détermination se mesure
avec des actes. La motivation est une intention orientée vers
le futur. La détermination c'est agir dans le présent.
La motivation est purement mentale, la détermination est viscérale.
Comment savoir si je suis vraiment déterminé ? Il suffit
de se poser la question après chaque point :
"Est-ce que j'ai mis toute mon énergie dans le point que
je viens de jouer, est-ce que je me suis engagé à 100%
dans le point que je viens de jouer. Est-ce que j'ai donné 100%
de ma concentration, 100% de mon engagement physique, 100% de ma lucidité
tactique, 100% de ma volonté ?" La réponse à
ces questions est une affaire d'honnêteté entre moi et
moi.
On pourrait dire :"Mais il est impossible de mesurer réellement
son pourcentage d'engagement." Et c'est vrai. Car il ne s'agit
pas d'une mesure scientifique. Cette mesure en fait est totalement subjective.
Mais faites confiance à votre intuition. Accordez du crédit
à ce que vous ressentez. Prenez l'habitude de mesurer intuitivement
votre niveau d'énergie sur une échelle de 0 à 10.
Vous serez étonné de constater l'extrême précision
de cette mesure instinctive. Prenez l'habitude de mesurer votre niveau
d'énergie après chaque point. Si vous êtes à
10, ne criez pas victoire, ne croyez pas que vous avez réalisé
un exploit. Vous venez juste de jouer UN point à 100%. Continuez.
Point après point continuez. Continuez indépendamment
du résultat de chaque point. Que vous ayez gagné ou perdu
le point, continuez à vous engager à 100%. Et si vous
sentez après un point que votre niveau d'énergie a baissé,
réagissez aussitôt. Ne laissez pas s'installer la mollesse,
le laisser-aller, l'avarice. Soyez généreux de votre énergie.
Dépensez-vous sans compter, de la première à la
dernière balle. Le résultat final ne compte plus. Perdre
ou gagner un match n'a plus de sens. Seul compte l'engagement total
et inconditionnel sur chaque frappe. Là réside la vraie
victoire. C'est une victoire sur ses propres limites. Vaincre un adversaire
extérieur n'a pas de sens si je n'ai pas d'abord remporté
cette première victoire sur moi-même.
Etre déterminé c'est jouer chaque point comme si ma vie
en dépendait. C'est jouer chaque point comme si c'était
le dernier point que je devais jouer. Etre déterminé,
c'est jouer avec l'appétit d'un nouveau-né devant la vie
qu'il découvre. C'est jouer comme si c'était le premier
point de ma vie. C'est donner à chaque point une valeur unique.
C'est me persuader que chaque point est important et mérite que
je m'engage à fond, sans retenue, sans fausse timidité,
sans réserve.
Extrait de "Tennis - La préparation mentale"
Antoni Girod